mardi 11 novembre 2014

Peut-on chauffer sa maison avec un poêle à bois ou granules ?

Chauffer son habitat avec un poêle, est-ce compatible avec le confort moderne ?


Trois paramètres sont essentiels pour répondre à cette question.
1/ La compacité de votre maison ;
2/ L'isolation et d’étanchéité à l'air ;
3/ Le type de poêle ;

Le poêle et la compacité de votre bâtiment

On ne le répétera jamais assez mais, plus une maison est compacte et plus elle sera facile à chauffer avec n'importe quel type de chauffage. C'est d'autant plus vrai avec un poêle à bois ou granules. Il sera très difficile de chauffer uniformément une maison de plus de 15 mètres de long, en plain pied avec un poêle à une extrémité de la maison.

Avec une maison insuffisamment compacte on créera à coup sur, de l’inconfort, avec un poêle. On sera dans l'obligation de surchauffer la pièce ou se trouve le poêle (souvent le salon) pour atteindre une température de confort dans les pièces les plus éloignées.

Pour diminuer l’inconfort, on peut envisager l'installation d'un répartiteur de chaleur. Le principe est de récupérer les calories générer par le poêle, au niveau du conduit de sortie des fumées. Des systèmes existent avec ventilateur ou par simple convection. Le mouvement d'air chaud ainsi créé, pourra être une nouvelle source d'inconfort mais, on homogénéisera la température de l'habitat...


L'isolation et l'étanchéité à l'air, essentiel pour se chauffer avec un poêle

Les maisons anciennes étaient compactes et toutes chauffées avec un poêle à bois. Pourtant, ce dernier ne chauffer souvent qu'une seule pièce et la chaleur était surtout concentrée autour du feu. C'était donc très inconfortable. C'est d'ailleurs LA raison pour laquelle les lobbies du gaz, du fioul et de l'électricité ont réussi à vendre en masse leurs installations et "le chauffage central". Ce dernier est incontestablement plus confortable pour chauffer une maison uniformément, quand elle est mal isolée.

Avec une bonne isolation et étanchéité à l'air (le niveau BBC ou RT2012 minimum), un chauffage décentralisé peut tout à fait chauffer une maison compacte. Plus votre maison sera isolée et étanche, meilleure sera la répartition de la chaleur. On peut donc parfaitement se passer d'un chauffage central. L'inertie du bâtiment et l'approche architecturale bioclimatique seront bien sur des atouts supplémentaires.
Avec une maison passive, un petit poêle à granules suffit pour chauffer de grands volumes. La maison passive est tellement isolé et étanche que l'inertie est inutile pour accumuler la chaleur du poêle. On ne chauffera que l'air intérieur du bâtiment.

Quel type de poêle envisager avec quel type de maison ?

Le type de poêle que l'on installera pour un maison compacte, bien isolée et étanche dépendra de nombreux critères.

Tout d'abord, il faudra choisir entre le poêle à granules et bois ?
1/ Le poêle à granules
Avantages : Il est programmable. On peut même déclencher certain modèles à distance. Il permet de réguler précisément la température et de chauffer votre maison tout au long de la journée. L'idéal sur une maison parfaitement isolée, en plein hiver, c'est un apport très faible mais régulier de calories. Le poêle à granules remplit cette fonction. Le rendement de ce type de poêle est supérieur à ceux du bois.
Inconvénients : Ce type de poêle est, en fait, une chaudière sans radiateur. Il a besoin de l'électricité pour fonctionner (pas d'autonomie). L'esthétique du poêle et des granules qui brûlent ne sont pas comparables avec un poêle à bois. Le coût d'achat des granules est en constante augmentation et liés aux industriels.
2/ Le poêle à bois bûches
Avantages : L’esthétique de la flamme. Le bruit du bois qui crépite. L'ambiance incomparable que cela procure dans une maison. Le poêle à bois permet d'être autonome si l'on coupe soi-même son bois. Ce type de machine ne comporte aucune électronique et donc, ne tombe jamais en panne. L'entretien est minimum (un ramonage par an ou deux pour les assurances).
Inconvénients : Le poêle à bois, dans une maison bien isolée, a tendance à créer des surchauffes. Il est très difficiles, surtout en inter saison, de gérer les apports en chaleur. On aura donc tendance à générer de l'inconfort et de la surconsommation. Ce type de poêle doit être programmable et on doit pouvoir l'éteindre automatiquement pour qu'il réponde aux exigence de la RT2012.

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Par expérience, je conseille vivement l'installation d'un poêle à granules si l'on souhaite une température uniforme et stable. La plupart des poêles à buches s'éteignent la nuit et de fait, avec une maison RT2012, on perdra 3 à 4° si il fait très froid à l'extérieur. On aura donc 16° dans les pièces de vie le matin et même avec une maison qui comporte de l'inertie. On perdra beaucoup mois avec une maison passive mais, on surconsommera et on créera des variations de températures très importantes.

La puissance du poêle devra être précisément défini par l'installateur. Malheureusement, ces derniers ont tendance à sur estimer les besoins pour les maisons BBC et surtout passives.
Il est enfin obligatoire que le poêle et le gainage soient étanches dans ce type d'habitat.


Le GUIDE complet pour l'achat d'un poêle à bois, granule, mixte ou chaudière.




dimanche 6 juillet 2014

Résistance thermique et confort dans le bâtiment

Existe t-il un rapport entre la résistance thermique et le confort d'un bâtiment ?

Il est évident que plus les parois ont une résistance thermique (R) élevée, moins le besoin d'énergie pour chauffer la maison sera important. L'exemple classique est la maison passive qui en principe, n'a pas besoin de chauffage. Mais, la résistance thermique seule est loin d'être suffisante pour construire passif ou BBC et encore moins pour assurer le confort.

La mode, depuis l'apparition de la RT2012, est de promouvoir le meilleur "R". C'est une simplification inquiétante du comportement des isolants et différents systèmes constructifs.

Les maisons soumis à la RT2012 assurent-elle un confort sur l'ensemble de l'année ?

Toutes les constructions neuves ont aujourd'hui des parois avec une résistance thermique satisfaisante. Dans 95% des cas, les maisons individuelles, en France, sont isolées pas l'intérieur, avec un isolant synthétique (laine de verre, styrodur, mousse polyuréthane,...). Tous ces matériaux isolants ont une très bonne résistance thermique. Par exemple, la conductivité thermique de la mousse de polyuréthane peut atteindre 0,023 W·m-1·K-1.  
Il n'y a donc aucun doute, sur le fait que ces isolants, appliqués sur une épaisseur de 12 à 20 cm (en général) permettent d'atteindre des performances intéressantes pour faire baisser le coût du chauffage. 

Ce que n'avait pas anticiper la RT2012, c'est le résultat de l'association des ces différentes recommandations.

L'effet synergique défavorable des recommandations de la RT2012

L'augmentation des épaisseurs d'isolants, sur le papier, comme nous l'avons vu, c'est parfait.
Mais, quand on y ajoute :
- Des parois vitrées importantes : sans obligation d'orientation (sud, est, ouest, nord) ;
- Pas d'obligation de protection solaire ;
- Une étanchéité de 0,6 m3/h.m2 maximum ;
- Un isolation par l'intérieur (le plus souvent pratiquée) ;
- Un vmc simple flux qui n'assure pas de répartition de la chaleur et ne permet pas de rafraîchir ;
- Des isolants qui ont de très mauvaises performances en été (très peu de déphasage) ;
- Une inertie globale du bâtiment faible voir très faible (pour l'ossature bois) ;
On obtient un confort médiocre, sur environ 40% de l'année. 

En effet, tous ces éléments conjugués participent aux surchauffes rapides et incontrôlables. En fonction des ouvertures, on peut prévoir l'installation de climatisation pour une bonne partie de ces maisons dans les années à venir. On peut aussi présager de sérieux problèmes liés à l'accumulation d'humidité dans les parois.

Analyse d'un mur représentatif au norme de la RT2012

Un des systèmes constructif les plus employés, encore aujourd'hui, est (de l'intérieur vers l'extérieur) :
- Plaque de plâtre cartonné (BA13) recouvert d'un après et peinture acrylique
- Vide d'air pour passage des réseaux
- Film d’étanchéité ou pare vapeur
- Laine de verre de 12 centimètres d'épaisseur
- Mur en parpaing de 20 centimètres d'épaisseur
- Enduit extérieur à base ciment

Ce mur affiche une Résistance Thermique de R=4.098 donc, il répond à la RT2012. Le film d’étanchéité est ici essentiel pour éviter une condensation importante dans la paroi. Le problème est que ce dernier n'est jamais parfaitement continu et qu'il sera souvent percé pendant la durée de vie de la maison.
Voyons ce qui se passe, avec un défaut d'étanchéité et avec une isolation par l'intérieur en laine de verre.


Comme on le voit, on pourra accumuler 3.88 kg/M² d'eau entre l'isolant et le mur béton ! Cette eau mettra au moins 96 jours pour s'évaporer en été. Ce qui laisse présager une perte totale d'efficacité de l'isolant, l'apparition de moisissures, une qualité de l'air détériorée et un confort global désastreux.

Concernant le confort d'été, ce n'est pas mieux. Ce type de mur n'a aucune inertie et une atténuation d'amplitude thermique très faible, de l'ordre de 7 à 8 heures (quand l'isolant est en bon état). Ce qui signifie que en été, quand il fait 30° à 12h00, cette température pénétrera vers 19h00 à l'intérieur de la maison. A cette horaire l'été, il n'y a pas de rafraîchissement possible, en dehors d'une climatisation. Les périodes de canicules seront très difficiles à vivre mais, une saison chaude classique également.
A titre d'exemple, un mur en béton cellulaire de 36.5 centimètre aura une atténuation d'amplitude thermique de l'ordre de 60 heures.


Comment atténuer les faiblesses de ce type de mur

Pour réduire la condensation dans les murs, il faudra veiller à la pose minutieuse d'un pare-vapeur. La ventilation de la maison est une solution clé, surtout avec la RT2012. La vmc double flux sera une aide précieuse pour réguler le taux d'hydrométrie dans la maison.

Quel système constructif alternatif pour la RT2012

On ne le répétera jamais assez, pour une maison basse consommation, l'inertie et le déphasage sont primordial si l'on veut profiter des apports solaires sans installer une climatisation. Pour éviter la condensation dans les parois, on choisira une isolation par l'extérieur ou isolation répartie (monomur).








samedi 28 juin 2014

Maison bioclimatique et confort d'été

La construction bioclimatique permet-elle de garantir le confort d'été ?


Les fondements du concept de construction bioclimatique ont été largement développés dans les années 1960/70. Mais, le bio climatisme existe depuis la nuit des temps. Les architectes de seventies  l'ont donc simplement adaptés à leur époque.
L'architecture bioclimatique des seventies était très vitrée en façade sud (comme aujourd'hui). Malheureusement, les matériaux utilisés à l'époque, comme le simple vitrage et une trop faible isolation ont donné des résultats très décevants. Certes, on consommait moins d'énergie pour se chauffer mais, les saisons chaudes étaient très inconfortables (quelques constructions font bien sur exception). Le prix du pétrole ayant baisser fortement dans les années 1980, la maison bioclimatique n'avait donc plus aucun intérêt.

La RT2012 remet à l'honneur, certain points du bio climatisme comme l'obligation d'intégrer 1/6 de la surface habitable comme surface vitrée. L'idée est tout à fait pertinente et on ne refait pas les mêmes erreurs. L'isolation est bien meilleure ainsi que les vitrages.


















Le problème est que l'on a oublié que certain éléments architecturaux de l'époque fonctionnaient parfaitement. Par exemple, l'inertie était un point essentiel des bâtiments. Elle ne permettait pas de régler l'insuffisance des vitrages mais, limitait en partie les surchauffes, surtout en mi-saison.

La plupart des maisons soumis à la RT2012 sont fortement isolées par l'intérieur et n'ont que très peu d'inertie. On consommera donc peu d'énergie à se chauffer, surtout si des vitrages de qualité sont installés en façade sud. Par contre, l'été, on crée d'importante surchauffes, très inconfortables. Cela s'est vérifié pendant la récente période de chaleur, mai/juin 2014. Toutes les maisons RT2012 et surtout celles réalisées en bois, ont dépassées les 27° de températures de confort.

Pour garantir le confort d'été, il faut apporter de l'inertie et isoler soit par l'extérieur ou en isolation répartie. L'installation de protections telle que pergolas, stores extérieurs, avancées de toitures sont indispensables. La vmc double flux avec un by pass permet aussi d'améliorer le confort.

jeudi 29 mai 2014

Vers la construction de maison autonome

Pourquoi construire une maison autonome ?


Construire une maison autonome, c'est l'idée de ne plus dépendre d'une organisation centralisée que se soit pour le chauffage, l'énergie, l'eau sanitaire,...

Aujourd'hui, pour la plupart des citoyens Français, toutes les énergies et l'eau sont produits, gérés, distribués et traités par l'état, les multinationales et les grandes entreprises nationales. Ces structures ont mises au point des systèmes efficaces qui permettent de fournir toutes personnes ayant les moyens de payer ces services. Le problème est que ces services sont coûteux et augmentent sans cesse. Il est donc temps de proposer des solutions alternatives, décentralisées.

Quelles solutions décentralisés existent pour une maison autonome ?

Les alternatives sont nombreuses et diverses. Nous pouvons identifier 5 besoins fondamentaux pour une maison :
- Le besoin chauffage
- Le besoin en électricité
- Le besoin en eau froide
- Le besoin en eau chaude
- Le besoin d'évacuer et traiter les eaux usées et déchets organiques



1. Être autonome en chauffage

C'est en général la première demande. Tout le monde ou presque aimerait ne plus payer pour se chauffer. Pour les plus courageux, on peut bien sur couper son bois. Pour les plus aisés, ce n'est pas un problème d'argent mais, idéologique. Pour la majorité d'entre nous c'est un gouffre financier...
Pour atteindre l'autonomie en chauffage, il faut avant tout isoler son habitat, l'étancher tout en garantissant la qualité de l'air. 

Pour une construction neuve, c'est assez simple. On privilégiera la construction passive bioclimatique.

 En rénovation, pour atteindre l'autonomie en
chauffage, il faudra souvent de gros travaux.
Une forte isolation pourra être cumuler à un chauffage solaire passif, une serre bioclimatique, un poêle à bois,...

Le poêle à bois, bien qu'il comporte de nombreuses contraintes et le moyen le plus économique pour se chauffer. Dans une maison parfaitement isoler, les besoins en chauffage seront presque nul et un poêle à bois ne servira que d'appoint ou juste pour le plaisir de la flamme.

2. Être autonome en électricité, c'est possible

Il existe de nombreuses possibilités pour baisser fortement sa facture d’électricité voir la supprimer.
- installation d’éolienne
- installation d'une chaudières à micro-cogénération
- installation de micro-centrales hydroélectriques
- installation de panneaux solaires photovoltaïques...


En France, dans la majorité des cas, c'est cette dernière solution qu'il faut privilégier. On pourra bien sur stocker l'énergie produite, dans des batteries. Dans tous les cas, pour être autonome, il faut bien sur consommer ce que l'on produit. La revente direct à EDF pour en retirer des bénéfices n'est pas  du tout dans la logique d'une maison autonome. Le but est de ne plus être connecté au réseau national ou seulement pour revendre la surproduction. Cette dernière doit être limitée au minimum.

3. L'autonomie en eau 


Il faut savoir qu'en Belgique, plus de 750 000 personnes utilisent l'eau de pluie depuis des années pour l'hygiène personnelle, dont plus de 100 000 pour l'alimentation.

Devenir autonome en eau aujourd'hui en France, c'est possible mais, c'est interdit par la loi (cela fait les beaux jours des 3 entreprises : VEOLIA, La Lyonnaise des Eaux et la SAUR).

On peut par contre récupérer l'eau de pluie, la traiter et l'utiliser pour alimenter wc et machine à laver. L'eau récupérée sera utile aussi pour l'arrosage du jardin.

Si vous souhaitez aller plus loin, dans l'autonomie, aucun professionnel ne pourra vous assister. Vous pouvez par contre vous rendre sur le site Internet EAUTARCIE qui détaille parfaitement les utilisations possibles de l'eau de pluie.

On privilégiera une cuve en béton, d'au moins 5000L enterrée, un toit récupérateur en tuile de terre cuite (éviter les toits terrasses, les toits en zinc, en bardeaux de bois,...).

L'eau de pluie non filtrée est polluée comme à peu près tout ce qu'il y a sur terre. Une fois filtrée, l'eau de pluie est souvent beaucoup plus pure que toutes les eaux souterraines.

Pour devenir autonome en eau, il est également nécessaire de changer sa consommation. On oubliera les bains, piscine, eau qui coule pendant qu'on se lave les dents,... Les toilettes sèches sont un excellent moyen d'économiser l'eau.

4. Être autonome en eau chaude

Il existe qu'une façon d'être réellement autonome en eau chaude, c'est d'en consommer peu et de chauffer avec une énergie renouvelable. Le soleil est à mon sens le plus adapté.  

Le chauffe eau solaire thermique à un bon rendement mais, il ne permettra pas une autonomie suffisante l'hiver. Seule le solaire photovoltaïque, associé à des batteries (à lithium ou dans quelques années à hydrogène) pourront vous garantir l'autonomie, en alimentant un cumulus électrique classique ou thermodynamique.

 Il existe également des panneaux solaires mixtes, photovoltaïque et thermique qui permettent de produire de l'électricité et de chauffer votre eau chaude. Ces panneaux sont intéressants, il améliorent le rendement globale des deux systèmes mais, sans un système de stockage, on ne pourra pas envisager l'autonomie.

Il faudra donc penser l'autonomie en eau chaude en parallèle avec l'autonomie électrique.

5. Évacuer et traiter les eaux usées et déchets organique

L'autonomie passe enfin par le recyclage de vos eaux usées et vos déchets organiques. 

On pourra envisager la phytoépuration pour traiter l'eau usée, à partir de plusieurs bacs de décantation et de filtration, on récupérera de l'eau traitée. Ce sont les plantes qui traitent l'eau en bout de chaîne. 

Les déchets organiques sont facilement traitables par compostage ou lombric-compostage. Pour le compostage, deux bac sont nécessaires. On laisse toujours un bac au repos pendant 6 mois. Composter ses déchets est un acte fondamental dans la recherche d'autonomie. Le compost sera utilisé pour enrichir la culture de fruits et légumes. Il faut envisager un terrain cultivé, en agro écologie, de 250 M2² minimum pour nourrir 4 personnes.

 

Pour conclure, on ne peut pas envisager l'autonomie sans changer nos habitudes. Nos besoins doivent être adaptés et limités au stricte nécessaire. On peut vivre dans une maison autonome sans perdre en confort. Par contre, on pourra jamais être autonome en consommant sans réfléchir. Notre consommation doit s'adapter à notre environnement tout en le préservant.


samedi 8 mars 2014

L'étanchéité à l'air et la perspirance d'un bâtiment, quels sont les points communs ?

L'étanchéité à l'air et la perspirance, définitions :

L'étanchéité d'un bâtiment c'est sa capacité à être hermétique à l'air. La RT2012 exige une étanchéité relativement importante de 0,6 m3/(h.m²) pour les maisons individuelles. On arrive à ce résultat en soignant d'abord la conception et ensuite en appliquant des pare-vapeur, frein-vapeur, enduit extérieur, mousse polyuréthane projetée intérieur, joint d'étanchéité Compriband, scotch spécifique,...et surtout, une bonne mise en œuvre globale.

La perspirance concerne plus les matériaux que le bâtiment. C'est la possibilité d'un matériaux à laisser transiter la vapeur d'eau. Plus un matériaux est perspirant et, en principe, moins on aura de risque que la vapeur d'eau contenu à l'intérieure de la maison, se transforme en eau liquide dans les parois en voulant s'échapper à l'extérieure. C'est se qu'on appelle le point de rosée. Attention, il ne faudra pas confondre perspirance et défaut d’étanchéité !


Une maison peut donc être étanche et perspirante. 

Les deux caractéristiques n'ont en fait aucun rapport.
Ce constat permet de répondre aux nombreuses questions qui reviennent régulièrement sur le sujet.

Est-t-il utile d'installer une vmc double flux si j'utilise des matériaux perspirant ?
Oui, si la maison est suffisamment étanche. Je considère que au-dessus de 1 m3/(h.m²), il est inutile d'installer une ventilation complexe et coûteuse, comme une vmc double flux.

Doit-on privilégier le pare-vapeur ou le frein-vapeur ?
Une maison perspirante sera toujours plus saine et durable mais, il faudra pour cela s'assurer que l'ensemble, de la peinture, en passant par le mur, l'isolation et l'enduit extérieur soit perspirant. Il suffit qu'un élément bloque le transfert d'humidité pour que la vapeur se transforme en eau à cet endroit et que la moisissure apparaisse. Le pare-vapeur arrête la vapeur d'eau, il n'est pas compatible avec la perspirance. Mais, une vmc double flux qui fonctionne correctement régule le taux d'humidité.

La perspirance améliore-t-elle la qualité de l'air ?
Non. Par contre, l'accumulation d'eau dans les parois et la formation de moisissures dégradent sensiblement l’atmosphère intérieure. Si votre maison est étanche et correctement ventilée, la perspirance n'aura aucun effet sur la qualité de l'air. Si votre maison est étanche et mal ventilée, ce n'est pas la perspirance des matériaux qui permettra de garantir la qualité de l'air puisque seule la vapeur d'eau est concernée. Pour rappel, la ventilation d'une maison consiste à évacuer l'air pollué et pas seulement la vapeur d'eau. Et même si nous devions évacuer seulement la vapeur d'eau, aucun mur étanche, isolé et perspirant ne permet d'évacuer un volume suffisant de vapeur d'eau (celle crée par la respiration, la cuisine, la lave linge, le sèche linge,...). Un mur qui "transpire" permet au mieux de laisser passer 3% de la vapeur contenue dans une maison ! De plus, cette eau mettra des semaines pour traverser un mur alors que l'air d'une maison devra être renouvelé 5 à 6 fois par jour.

Peut-on se passer d'une vmc avec une maison en paille, en pisé, en adobe,...très perspirante ?
Oui, si la maison n'est pas étanche. Elle ne sera de fait, pas au norme de la RT2012. C'est donc impossible aujourd'hui de construire ce type de maison même si elles ont beaucoup d'avantages. On peut par contre construire des maisons en paille ou adobe, étanches, qui seront donc aux normes. Il faudra prévoir une ventilation adéquate. Pour moi, seul une vmc double flux est appropriée pour assurer la qualité de l'air intérieur.

Il est clair que certains constructeurs préfèrent parler de perspirance pour vendre la qualité de leur construction, en paille par exemple et économiser sur le poste ventilation. Bien que je considère que la maison paille, auto-construite ou pas, soit un excellent principe constructif,  on ne pourra pas se passer d'une ventilation performante et dire que la perspirance suffit à garantir la qualité de l'air est simplement absurde, pour une maison BBC.

La perspirance a toute son importance en rénovation. En effet, les anciens murs, en chaux ou en terre ont absolument besoin de laisser transférer l'humidité sinon ils se dégradent. On apportera donc une attention particulière aux matériaux utilisés pour la rénovation énergétique. Les erreurs à éviter sont d'ajouter des couches d'isolation de laine de verre ou polystyrène sur des murs anciens. Le multipor ou l'isolation par l'extérieur en laine de bois sont beaucoup plus adaptés. L'isolation intérieure est à éviter ou, en très faible épaisseur (chaux chanvre). On parlera alors de correction thermique.

 

jeudi 6 mars 2014

Choisir ses fenêtres dans le neuf et la rénovation

Choisir ses fenêtres dans le neuf et la rénovation


Il existe 4 types de menuiseries utilisées en France :

- PVC
- Aluminium
- Bois
- Mixte bois-aluminium

Elles ont toutes leurs avantages et inconvénients mais, quelle est la fonction d'une fenêtre ?

Une fenêtre doit assurer l'éclairage naturelle, la vue et éventuellement l'aération.
Pour ce dernier point, une vmc performante peut remplacer la fenêtre.

Pendant des siècles, la fenêtre remplissait donc ces 3 fonctions, avec un vitrage simple ou pas du tout de verre...Aujourd'hui, on demande aux ouvertures d'être isolantes, étanches, d'animer les façades et même d'avoir une fonction de chauffage naturelle (apports solaires).

La plus populaire depuis bientôt une trentaine d'année est la menuiserie PVC (de l'anglais
polyvinyl chloride). Elle offre l'avantage d'un prix très économique, ce qui est un argument
majeur. En 2008, le PVC représente environ 63 % des ventes en France, devant l’aluminium (21 %) et le bois qui représente 13 % des parts de marché.

On mesure la performance thermique d'une fenêtre par le coefficient UW. On peut estimer
qu'une bonne performance commence avec un UW de 1.4 W/m2K et peut aller jusqu'à
0.8 W/m2K pour un triple vitrage de qualité. Pour juger de la qualité d'un ouvrant, il faudra
également prendre en compte le facteur solaire lié à la qualité du vitrage et la transmission
lumineuse. Pour cette dernière, c'est le matériaux qui est important. Plus la menuiserie est
fine par rapport au vitrage, plus la transmission lumineuse est bonne. Sur ce point, c'est
l'aluminium le meilleur, devant le bois et enfin le pvc.

Pour la performance thermique, à épaisseur équivalente, c'est le pvc le plus isolant, devant le bois et l'aluminium. Une menuiserie bois de qualité atteindra facilement les mêmes performances que le pvc mais, pour l'aluminium, il faudra ajouter un isolant, type mousse polyuréthane à l'intérieur des profils.

En terme de prix, comme vu plus haut, le pvc est le plus économique, viennent ensuite les menuiseries bois, bois/aluminium et enfin, aluminium.


Pourquoi Bâti Concept écologique ne pose pas de fenêtre pvc ou aluminium ?

Pour l'aluminium, c'est très simple. Ce sont les menuiseries les plus couteuses, les moins performantes thermiquement  / phoniquement et extrêmement gourmandes en énergie grise, donc très polluantes. Le seul avantage qu'elles ont, c'est la possibilité de créer de très grandes baies aux montants discrets.

Pour le pvc, c'est plus complexe. Le polychlorure de vinyle est issus de la pétrochimie à 43 %. Il a donc un bilan en énergie grise très mauvais et l'on peut prévoir que son cout augmente au rythme de celui du pétrole.
Au niveau sanitaire, le pvc seul n'est à priori, selon les études, pas toxique. Par contre, les plastifiants qui y sont ajoutés, de nombreux phtalates sont nocifs et reconnus comme tel par l'OMS, particulièrement pour les enfants. Ces phtalates sont solubles dans l'eau et dans l'air dès que la matière s'échauffe. Pour preuve, depuis peu, de nombreuses industries ne peuvent plus les employer en France (ils sont autorisés dans le bâtiment) :
- De nombreux jouets et objets de puériculture en contenaient, entre autres pour assouplir les tétines...
- Les fabricants réseaux de gaines aérauliques (gaines vmc). Bâti Concept Écologique  utilise
  exclusivement des gaines en PEHD pour leurs qualités "alimentaires" qui garantissent la non migration des molécules potentiellement dangereuses .
- La fabrication de pvc est clairement dangereuse pour les ouvriers et la réglementation en atteste.

Nous pensons qu'il est préférable dans ce contexte, d'appliquer le principe de précaution et donc, nous excluons le pvc de nos maisons, dans le neuf comme dans l'ancien et pas seulement les fenêtres mais, aussi les sol souples et les polystyrènes,... De plus, les fenêtres pvc vieillissent mal parce qu'elles supportent mal les amplitudes thermiques et deviennent moins étanches. Pour finir, et bien que cette dernière remarque soit subjective, je trouve ce matériaux extrêmement laid surtout en rénovation.

Pour ces qualités écologiques, thermiques et esthétiques, nous privilégions les menuiseries bois ou les plus souvent bois aluminium. Ces dernières n'ont que très peu d'aluminium ce qui limite leurs consommations en énergie grise mais, augmente leurs durées de vie tout en diminuant leurs entretiens. En fonction des épaisseurs et qualités des vitrages, nous sommes largement au-delà des performances habituellement posées en pvc ou aluminium.

dimanche 9 février 2014

La pompe à chaleur, la solution privilégiée pour la RT2012, est-elle vraiment avantageuse ?

Qu'est qu'une Pompe à Chaleur ou PAC ?

C'est un système de chauffage centralisé, de plus en plus utilisé en France pour la construction de maisons neuves. La PAC fonctionne comme un frigidaire ou une climatisation, à l'envers. Le plus souvent, on utilise l'air extérieur (on peut aussi utiliser l'eau ou la terre), pour réchauffer un fluide caloporteur (ou liquide frigorigène). Ce liquide à la capacité de passer d'un état liquide à un état gazeux avec une faible amplitude thermique et inversement. Le passage d'un état à l'autre produit de l'énergie dans un condenseur qui est récupérer pour chauffer votre maison par l’intermédiaire de radiateur ou plancher chauffant.


Principe de fonctionnement d'une PAC AIR AIR















La nouvelle réglementation thermique 2012 privilégie la PAC
La PAC Air/Air a sans conteste, la préférence de la RT2012 et donc des thermiciens par rapport à tous les autres modes de chauffage, pourquoi ? Parce que si on part du principe, le plus souvent admis, qu'une PAC à un COP de 3, donc qu'elle produit 3 fois plus d'énergie (électrique) qu'elle n'en consomme. Qu'elle coûte plus cher qu'une chaudière à gaz ou granules et beaucoup plus qu'un poêle à bois ou granules. Qu'on estime sa durée de vie de 10 à 15 ans maximum. J'ai vraiment du mal à voir l’intérêt d'une PAC.

Je m'explique.
Le prix du kwh de bois est d'environ 0.043 euros et celui de l'électricité à 0.13. L'électricité est donc 3 fois plus cher. Une PAC avec un COP de 3 consomme donc, en théorie autant d'énergie qu'un poêle à bois, sauf que le poêle est :
- 3 fois moins cher à l'achat
- Ne demande aucun entretien ou abonnement (électrique)
- A une durée de vie très longue (beaucoup plus de 15 ans avec un simple ramonage annuelle)
- Ne fait pas de bruit mécanique (une PAC est bruyante)
- Esthétique (ce qui n'est pas le cas d'une PAC)
- Son rendement n'est pas lié à la température extérieure
et détail important, le coût de l'électricité va doubler d'ici à 2020 (annonce gouvernementale) et après, on ne sais pas...mais, elle va sans aucun doute fortement augmenter, en France.

Revenons sur l'entretien d'une PAC. Le coût d'entretien d'une pompe à chaleur est de 150 à 400 euros par an en moyenne (source constructeur) pour garantir un parfait fonctionnement. Pour info, c'est à peu près le coût de chauffage d'une maison bâti Concept écologique de 100 à 200M² habitable, avec un poêle à granules...Un ramonage coûte 50 euros.

INFOS TEST
Un de nos collègue thermicien a réalisé des tests sur des PAC après leurs installations et validé un COP de 3 à 4. Un deuxième test après 1 an de fonctionnement, a révélé un COP moyen de 2.5, donc une perte importante de rendement...On refera le test dans 5 ans.

On obtient un meilleur confort avec une pompe à chaleur que un poêle à bois  buches ?

C'est sans conteste vrai dans une maison au delà de 100m² pas suffisament isolé et peu compact (donc mal conçue thermiquement). On pourra par contre comparer une PAC avec un poêle à granules et là, les différences en terme de confort sont moins flagrantes qu'avec le poêle à buches.

Les chaudières fioul sont par contre, à mon sens moins intéressantes que la PAC, encore que, elle tomberont peut-être moins en pannes si elles sont beaucoup sollicitées, surtout l'hiver... Le prix du fioul est trop élevé pour que cela soit rentable.

La chaudière gaz à condensation est beaucoup plus fiable qu'une PAC, autant sur la durée que sur son fonctionnement l'hiver. La chaudière gaz à condensation est moins couteuse à l'achat et à l'entretien. Une chaudière gaz à une durée de vie longue. En terme de consommation, il faudrait calculer le cout sur 20 ans et pas un cout de rendement théorique des deux systèmes de chauffage.

Le débat pourrait être entre un chauffage centralisé (radiateurs dans toutes les pièces) et décentralisé (un seul point de chauffage) mais, ce n'est pas le sujet de l'article. Une maison bioclimatique, fortement isolé, étanche, avec une forte inertie et une vmc double flux performante n'a pas besoin d'un chauffage centralisé pour offrir un confort optimum.

La PAC produit du froid

Un des argument pour la pompe à chaleur c'est la possibilité de la transformer en climatisation l'été et donc de rafraîchir lors de grande chaleur. En Auvergne, c'est totalement inutile si la maison a été bien conçu. Au pire, lors d'une canicule (période prolongée de forte chaleur la nuit et le jour), un puit canadien sera suffisant et surtout, beaucoup moins coûteux au fonctionnement.
Par contre, pour les régions très chaudes l'été et pas trop froides l'hiver (région côtière), cela peut éventuellement être intéressant. En fait, une PAC fonctionne bien quand elle fonctionne peu (dixit les plombiers, les thermiciens objectifs et les constructeurs de PAC, en off bien sur...). Elle sera donc peut-être adaptée avec la construction de maisons passives mais, de fait très cher pour des besoins en chauffage très faibles.

Donc pour conclure sur la PAC, sa grande popularité est pour moi un mystère, comme l'a été les radiateurs électriques ou la chaudière fioul,...Ce type de chauffage, fortement soutenu par les pouvoirs publics, sont installés en masse et seront tous obsolètes dans moins de dix ans. C'est une logique de très court terme, avantageuses pour les industriels, EDF et les installateurs. Je ne suis même pas certain qu'une PAC soit plus rentable qu'un radiateur électrique inertiel à fluide.

Que ferrons nous de toutes ces PACS quant la RT2020 sera appliquée, dans 6 ans...? Demain !

Rappelons que le ballon d'eau chaude thermodynamique fonctionne globalement de la même manière mais, toute l'année. J'ai donc beaucoup de doute sur sa durabilité et donc, sa rentabilité à moyen terme.

samedi 25 janvier 2014

ITE, Isolation Thermique par l'Extérieur. Quelles sont les solutions les plus performantes ?

L'Isolation Thermique par l'Extérieur, est-ce la solution la plus performante pour isoler son logement ?


On peut répondre sans hésitation par l'affirmative. L'Isolation Thermique par l'Extérieur est la solution à privilégier pour isoler sa maison. Elle permet de maitre en œuvre l'épaisseur qui garantira la performance et de supprimer les ponts thermiques.

 Il existe plusieurs techniques d'ITE pour la rénovation :

1. La laine de verre ;
2. La laine de roche ;
3. Le polystyrène extrudé ;
4. Le polystyrène expansé ;
5. Le polyuréthane ;

Tous ces systèmes sont parfaitement adaptés pour isoler thermiquement l'hiver, sur des murs en béton (béton banchés ou parpaing). Le béton ne respirant pas et ses produits non plus, ils sont compatibles entre eux sans difficultés. Par contre, ils sont tous issus de la pétro-chimie. Ils sont donc très énergivores pour leurs fabrications, très polluants pour l'environnement et les hommes. Ils réagissent très mal à la chaleur en dégageant des gaz toxiques, bien avant leurs températures de combustion. Ces produits sont à proscrire pour les maisons en pierre, terre, torchis, pisé, chaux,...

Quelle isolation par l'extérieur pour une maison ancienne ?

 Il existe 2 types d'ITE pour la rénovation de maisons anciennes nécessitant la respiration des murs :

1. Les isolants écologiques végétales (liège, laine de chanvre, laine de bois, paille,...) ;
2. L'isolant écologique minéral : le multipor de béton cellulaire ;

 C'est 2 types d'isolants sont très différents mais, parfaitement adaptés au bâtiments anciens. Ils permettent de garantir la pérennité du bâti tout en apportant un confort thermique optimal été comme hiver.






Quel isolant écologique privilégié ?

Le choix d'un isolant écologique plutôt que l'autre se ferra essentiellement selon 3 critères :

1. Quel type de maison faudra t-il isoler ? quelle sera la configuration, le type de murs, l'architecture,...
2. Le budget
3. Les artisans disponibles et compétents pour mettre en oeuvre l'isolant choisi

Ce dernier point est fondamental. Vous trouverez toujours un artisan qui vous dira qu'il peut poser de la laine de bois, de la paille, du multipor,...mais malheureusement, aujourd'hui, il y en a peu qui possèdent l'expérience pour garantir une pose sans difficultés.

Quel budget pour un isolant écologique ?

Les isolant écologiques sont plus cher que les isolants pétro-chimiques. Pour un isolant naturelle d'origine végétal, il faudra compter environ 150 euros par m² fini (pose de l'isolant plus enduit ou bardage). L'isolant écologique minéral est plus économique, environ 110 euros par m² fini. De plus, ce dernier ne craignant pas l'humidité, l'écrasement, le tassement, les insectes ou les rongeurs, il est extrêmement durable.

L'ITE avec le Multipor de chez YTONG et KEIM

Pour toutes ces raisons Bâti concept écologique privilégie l'isolant écologique minéral Multipor en béton cellulaire pour la rénovation de maison ancienne. L'épaisseur pouvant aller jusqu'à 20 cm, on ajoute une résistance thermique de 4.65 au mur existant.


Le Multipor se découpant facilement, on peut habiller tous types de façades anciennes sans difficultés. Il se colle sur tous types de support, pierre, pisé, torchis,...Il permet la perspirances des matériaux et évite donc la condensation dans les parois.

Il y a peu d'artisans qui sont aujourd'hui formés à la pose de ce nouveau produit. En Auvergne et dans le Puy-de-Dôme en particulier, nous avons formés avec l'assistance d'YTONG et KEIM plusieurs équipes qui assurent déjà des chantier de rénovation en Multipor. Les résultats thermiques et acoustiques sont très satisfaisants même au-delà de nos espérances.

 Nous pensons donc que le béton cellulaire est une excellente solution pour isoler vos murs extérieurs, surtout pour les bâtiments anciens.

dimanche 12 janvier 2014

Avantages de la VMC double flux décentralisée

La ventilation dans la rénovation soumis à la RT2012

Les nouvelles normes thermiques rendent obligatoire l'installation d'une ventilation performante dans la rénovation de bâtiments anciens.

Nous avons le choix entre :
- Vmc simple flux
- Vmc simple flux hygro B
- Vmc double flux centralisée
- Vmc double flux décentralisée

Dans de très nombreux cas, c'est la vmc double flux décentralisée qui sera le plus adaptée. Elle permettra d'atteindre une performance énergétique bien supérieure à la simple flux tout en étant plus facile à installer qu'une double flux centralisée.

Ce système de ventilation est compact, en un seul bloc. Il s'encastre dans le mur par simple carottage. On pourra installer autant de blocs nécessaires, en fonction du volume de la maison et de la puissance de la vmc.

Ce principe de ventilation est particulièrement adapté aux appartements, maison mitoyenne et habitations individuelles en rénovation. 

Le bruit est quasiment nul si l'on choisit des machines de qualité, type Helios, Unilevent, Aldes, Zender,...

La consommation électrique pour assurer le fonctionnement est quasiment nul ou faible. Cela dépend évidement du volume d'air à renouveler.

Comment une vmc double flux décentralisée fonctionne ?

 Son fonctionnement est presque identique à une double flux classique. Elle aspire l'air vicié avec un ventilateur et le rejette à l'extérieur. Au passage, elle récupère les calories qui permette de rejeter un air neuf pré-chauffé. Le rendement est inférieur à une vmc double flux centralisé à haut rendement. Il se situe autour de 70% contre plus de 90% pour une décentralisée.

Ce système de ventilation permet de garantir une qualité de l'air dans l'ancien, quand la rénovation effectuée a permis d'atteindre une étanchéité importante. Les filtres utilisés sont les mêmes qu'une vmc DF centralisée, de types G4.
Une ventilation simple flux hygro B ne renouvelle l'air que en fonction du taux d'humidité. Ce qui est déjà pas mal dans l'ancien et permet d'éviter moisissures et désordres multiples. Par contre, elle ne permettra pas de garantir une qualité de l'air et de rejeter CO2, COV, formaldéhyde, poussières, acariens, pollens, odeurs,...

Quel est le prix d'un vmc DF décentralisée ?

Elle est plus cher qu'une simple flux mais, ne remplie pas les mêmes fonctions, comme nous l'avons vu. L'installation d'une vmc DF décentralisée ne se justifiant que quand on ne peut pas installer une centralisée, on ne peut pas comparer leurs prix. Un bloc décentralisé varie selon la qualité et la puissance de 800 à 2000 euros TTC hors pose (Il faudra bien souvent plusieurs blocs en fonction du volume et des pièces). C'est le prix pour assurer une qualité de l'air dans un bâtiment ancien devenu étanche.




vendredi 10 janvier 2014

La maison bois en 2013, en Auvergne

La construction en ossature bois est en recul en 2013


La construction de maisons bois à Clermont-Ferrand ou en Auvergne est en léger recul en 2013. En effet, elle était d'environ 10% du marché des maisons neuves en 2012 et à baissé a environ 6% en 2013.

Le taux de satisfaction client est pourtant de 88% cette même année, alors qu'est qui explique le retour de la maçonnerie traditionnelle ?

Je pense que c'est essentiellement le coût des maisons bois qui est incontestablement plus élevé que le parpaing ou même la monomur. La maison bois est également plus difficile à intégrer dans une environnement vernaculaire Auvergnat qui est essentiellement en pierre. Pour finir, dans la plupart des cas, le bois n'offre pas l'inertie nécessaire au confort dans notre région. Tous les systèmes constructifs avec isolations par l'intérieur offre également assez peu d'inertie.

La maison bois a tout de même beaucoup d'atouts comme la possibilité de créer des bâtiments à très forte isolation, lumineux, recyclable,... A mon sens, l'ossature bois est particulièrement adaptée pour les agrandissements et les extensions. Elle permet de créer des architectures intéressantes, légères et performantes.



jeudi 2 janvier 2014

Travaux d'amélioration énergétique, quelles sont les aides ?

Les travaux d'amélioration énergétique sont privilégiés par le gouvernement en 2014


A partir du 01 janvier 2014, la TVA est de 5.5% pour vos travaux d'améliorations énergétique de votre maison. Cette mesure vient soutenir le gigantesque chantier de rénovation énergétique national. "J'éco-rénove, J'économise". L'objectif annoncé est de rénover 500 mille logements par an jusqu'en à 2017 ! Le cumul de toutes les aides peut financer jusqu'à 80% de votre rénovation énergétique.
C'est une mesure qui va dans le bon sens, celui de l'écologie et de l'indépendance énergétique. Elle vient s'ajouter au crédit d'impôt « développement durable » (CIDD) et à l’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ).

Rénovation Bâti Concept écologique

1. Le CIDD est fortement simplifié et orienté vers l'isolation thermique. L'aide public comporte maintenant deux taux :

- Un crédit d’impôt de 15% qui est accordé pour les travaux spécifiques  « développement durable »
- Un crédit d’impôt de 25% quand vous groupez votre rénovation dans un bouquet de travaux (qui pourront être réalisés sur 2 ans).

Les postes qui sont concernés par le CIDD en 2014 sont
- L'isolation (portes, fenêtres, parois opaques,...) ;
- Le chauffage (chaudière à condensation, appareil de chauffage au bois ou à la biomasse , pompes à chaleur, appareils de régulation de chauffage) ;
- Installation d'éolienne ;
- Installation de chauffe-eau solaire ou thermodynamique ;
- Réalisation du diagnostic de performance énergétique ;
Les postes qui ne sont plus concernés par le CIDD en 2014 sont :
- les panneaux photovoltaïques
- Les équipements de récupération et de traitement des eaux pluviales

2. L’éco-PTZ est poursuivi jusque fin 2015.

Seules les entreprises bénéficiant de la mention RGE (reconnu-grenelle-environnement) pourront réalisés les travaux financés par ce prêt. La mention RGE a pour but de garantir une certaine compétence aux entreprises qui mettent en œuvre vos travaux de rénovation énergétique.
Il est intéressant de noté que le CIDD et l'éco-PTZ sont complémentaires et cumulables. Ils sont accordés sous conditions de ressources.

Rénovation Bâti Concept écologique

3. Quels sont les travaux qui bénéficie d'une TVA à 5.5% ?

Les travaux bénéficiant de la TVA réduite sont les mêmes que pour le crédit d’impôt développement
durable.
Les travaux doivent concerner un bâtiment achevé depuis plus de deux ans. Ces travaux s'appliquent à la pose, l'installation et l'entretien de biens et d'équipements liés à l'amélioration de la performance énergétique de votre logement et les travaux annexes qui leur sont indissociablement liés. 
Ce dernier point permettra, par exemple, de rénover son sol, en déposant le revêtement existant pour isoler et installer un nouveau revêtement, le tout soumis à la TVA réduite.

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